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La féminisation de l’armée

Le féminisme dominant en Occident est celui qu’on peut appeler le féminisme libéral.  Dans cette conception du féminisme, l’inégalité des sexes serait due aux préjugés que l’on porte envers la femme, voyant cette dernière comme un être inférieur à l’homme. La variante libérale du féminisme – contrairement à la vision marxiste – ne croit pas tant que l’exclusion de la femme soit due à un problème structurel, c’est-à-dire qu’il y a une exclusion systématique des femmes dans la société mais pense plutôt que le problème de l’inégalité est lié aux préjugés entretenus envers les femmes et qu’il est possible de les renverser.

Pour pallier à cette inégalité des sexes – ou plutôt pour rendre la société plus égalitaire – la solution se trouve dans l’émancipation sexuelle de la femme afin de lui permettre d’intégrer le marché du travail autant que l’homme et de sortir de l’espace privé qu’est la maison. Ce féminisme a comme objectif ultime de renverser l’ordre social établi à des fins d’individualisation du citoyen.  Pourtant, s’il y a un ordre social établi, ce n’est que pour permettre la bonne conduite des activités de l’État.  C’est pourquoi il faut demeurer critique des tendances modernes. La féminisation des professions est un phénomène qui est propulsé par ce féminisme transgresseur de l’ordre social.

Dans les dernières décennies, l’État a voulu accommoder ces revendications féministes.  Nous avons vu dans les milieux collégiaux et universitaires une présence toujours grandissante de jeunes femmes, à un tel point que certains départements sont maintenant composé quasi-entièrement de femmes et voit le jour de nouveaux programmes d’études pour répondre à cette demande toujours plus accrue, par exemple la psychoéducation.

Dans le domaine de la santé, faites un tour dans les hôpitaux de la province et vous aurez l’impression d’être dans un monde de femmes.  Le métier d’infirmière a bien sûr toujours été un métier naturellement féminin, depuis que nos sœurs l’ont institué.  Maintenant nous voyons de plus en plus de femmes médecins. En 2015 63% des médecins sont femmes au Québec. 64% des médecins moins de 40 ans sont des femmes. La féminisation de la profession est une tendance lourde, alors qu’on accueille 69% des femmes dans le programme. Il y a un stratagème très bien connu en santé comme ailleurs ; c’est celui du congé de maternité.

Dans la première année d’embauche les femmes nouvellement médecin tombent enceinte pour que l’année suivante elles puissent avoir un congé de maternité payé à la hauteur de 75% de leur salaire, provenant évidemment des fonds publics.  Rappelons que le salaire moyen d’un médecin est de 335 000$ (un spécialiste 850 K $, un généraliste 250 K $) n’est pas le même que celui d’un gérant d’épicerie ou d’une enseignante. Ceci est une pratique bien courante.  D’ailleurs voyant que c’est un grave problème, cette année un nouveau règlement qui permet aux institutions de diminuer par une décision interne le temps du congé de maternité dû justement à ce manque d’effectif médical dans les équipes de médecin à vue le jour !

Dans les forces armées canadiennes, un quota d’embauche de 25% à l’égard des femmes fut mis en place en 2014, alors qu’on atteignait des résultats de 15%.  Il y a donc une discrimination positive envers les femmes, mais sans succès.  Certaines féministes libérales voient d’un bon œil que les femmes sont recrutées et formées pour faire la guerre et avoir la chance de mourir au combat, mais la présence de femmes dans les forces amène plusieurs répercussions négatives.

Lorsqu’on avait établi la mixité des établissements scolaires, nous avons des écarts de comportement, la distraction et l’abaissement des standards d’évaluation. C’est exactement ce qui se passe au sein des forces canadiennes. On tire par le bas les critères d’admission, il y a un assouplissement de l’instruction et des performances physiques à l’embauche. Lorsqu’il faut réduire les critères d’admission afin de répondre à des quotas, nous négligeons une des plus vitales institutions de l’État. L’armée a comme raison d’être la défense du pays. Si le Canada combat un État n’ayant procédé à la féminisation de corps d’armée, dans les situations de combat corps à corps, l’ennemi aura un énorme avantage sur les forces canadiennes.

Les femmes ont toujours été présentes au sein des forces armées, mais dans des postes d’auxiliaires et non de combattantes. Alors qu’elles ne sont qu’un fardeau pour leur groupe, pour les instructeurs et pour la logistique, la présence de femme dans le corps d’infanterie nivelle par le bas la qualité et l’exigence des troupes. De plus, elles mettent en danger leurs camarades en raison de leur incapacité à porter le poids de leurs camarades en cas de blessure. Si l’on veut intégrer les femmes dans les forces armées, il faut faire des unités de femmes comme il se fait dans certains pays où les standards physiques sont ajustés pour elles sans intervenir dans l’entraînement du reste de l’infanterie.

Toute cette féminisation des corps de métier est l’expression d’un affaissement de l’État et de ses institutions. Les institutions sont le reflet d’une société libérale rongée par le démon de l’égalitarisme. Il faut absolument revoir les excès de ce féminisme qui sont délétères pour l’État, nocifs pour le bien commun et dangereux pour la sécurité publique.

Les féministes sont prêtes à défendre à tout prix la présence de femmes dans les métiers virils, masculins et hiérarchique, pour démocratiser ces institutions, et les transformer de l’intérieur. Cela engage des transformations dans deux sens, d’abord, l’institution doit accommoder ces femmes, donc l’implication cela implique de nouvelles ressources, et deuxièmement la masculinisation des femmes par le comportement, qui finissent elles-mêmes à penser qu’elles sont réellement des égaux aux hommes en exerçant tel ou tel métier masculin, mais qui en réalité sont malheureusement moins efficaces. Le féminisme libéral est une contradiction en soit, il est contre-émancipatoire, car il prétend vouloir intégrer une institution traditionnellement masculine, en réalité, intégrer le patriarcat dont il dit vouloir s’émanciper.

Lorsque le Québec deviendra un État indépendant, nous pourrons ne pas reproduire les mêmes erreurs. Oui, il y aura des femmes dans les forces armées québécoises, mais elles auront leurs propres unités. Oui, il y aura des femmes médecins, mais entièrement dévoué à la médecine et qui auront déjà fait le choix du sacrifice de la vie. L’efficience de l’État doit primer sur les pressions idéologiques des lobbies progressistes.

Vive la Patrie ! Vive le Québec libre !

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2 commentaires

  1. Pierre Falardeau l,aurais bien aimé celle la la masse dans radio cadenas.

  2. APIERRE fALARDEAU L,AURAIS BIEN AIMÉ CELLE LA LA MASSE DANS RADIO CADENAS

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